01 / COMPRENDRE

La règle en clair

Le critère est le « motif raisonnable » du salarié, apprécié au moment des faits, pas la réalité du danger établie après coup.

L’alerte et le retrait vont ensemble : un retrait sans alerte de l’employeur fragilise le salarié.

02 / AGIR

La démarche

Ce qui bloque souvent
  • Il est reproché au salarié de s’être retiré alors que le danger n’était pas avéré. Le critère posé par le texte est le motif raisonnable de penser qu’il existe un danger grave et imminent, apprécié au moment des faits — non la réalité du danger établie après coup.
  • Le salarié s’est retiré sans prévenir. L’alerte et le retrait vont ensemble : le texte prévoit que le travailleur alerte immédiatement l’employeur, et un retrait sans alerte fragilise sa position.
  • Il est demandé au salarié de reprendre son poste. L’employeur ne peut pas demander à un travailleur ayant fait usage de son droit de retrait de reprendre son activité dans une situation où persiste un danger grave et imminent.
  • Le salarié a quitté l’entreprise. Le retrait est un retrait de la situation dangereuse : rester à disposition de l’employeur hors de la zone concernée distingue le retrait de l’absence injustifiée.
  1. Alerte l’employeur ou son représentant sans délai, de préférence par écrit ou devant témoin, en décrivant les faits.
  2. Reste à disposition de l’employeur hors de la zone dangereuse ; le retrait n’est pas un départ de l’entreprise.
  3. Informe un membre du CSE pour qu’il consigne, s’il y a lieu, une alerte sur le registre.
Ce qu’il faut conserver
  • L’alerte adressée à l’employeur ou à son représentant, de préférence par écrit ou devant témoin, décrivant les faits.
  • La description précise de la situation : poste, défectuosité constatée d’un système de protection, moment, personnes présentes.
  • La trace du maintien à disposition de l’employeur hors de la zone dangereuse.
  • L’information donnée à un membre du CSE, et l’alerte consignée par celui-ci sur le registre s’il y a lieu.
Délais à tenir
  • L’alerte de l’employeur est immédiate (article L. 4131-1) : c’est elle qui ancre la date et le contenu du motif invoqué.
Si cela reste bloqué
  • D’abord, alerter l’employeur ou son représentant sans délai, de préférence par écrit ou devant témoin, en décrivant les faits.
  • Rester à disposition de l’employeur hors de la zone dangereuse.
  • Informer un membre du CSE pour qu’il consigne, s’il y a lieu, une alerte sur le registre : voir la fiche sur l’alerte pour danger grave et imminent.
  • Avis professionnel : les conséquences sur la rémunération et l’absence de sanction en cas de retrait justifié relèvent d’articles non reliés à cette fiche. En cas de retenue sur salaire ou de sanction, l’appui d’un défenseur syndical, d’un avocat ou de l’organisation syndicale est utile avant toute démarche.
03 / APPROFONDIR

Textes et vigilance

Les conséquences sur la rémunération et l’absence de sanction en cas de retrait justifié figurent aux articles L. 4131-3 et suivants, non lus pour cette fiche.

Sources officielles · lues le 30 septembre 2026L. 4131-1 Légifrance, nouvelle fenêtre ↗
Limites de cette fiche
  • Lire L. 4131-3 (absence de sanction et de retenue) et L. 4131-4 (faute inexcusable).
  • Identifier la jurisprudence sur l’appréciation du motif raisonnable.
Les accords collectifs et les circonstances du dossier peuvent changer l’analyse. Vérifie la version de chaque texte à la date des faits.

Un texte ou une décision à examiner ? Signale-nous sa référence.

Fiches liées · Comment un élu déclenche-t-il une alerte pour danger grave et imminent ?
Historique
  • 3 octobre 2026 · v2 · revision · Couche d’action ajoutée sur lecture des textes déjà reliés (blocages, preuves, delais, escalade), lot 3A du 2026-10-03, commit afa1b6e. Aucune source nouvelle, aucune règle modifiée. Entrée reconstituée le 2026-10-07 à partir du commit.
  • 28 septembre 2026 · v1 · creation · Rédigée sur lecture des articles cités (Légifrance, 28 septembre 2026).